Postulat déposé au nom du groupe vert’libéral

Le gaspillage alimentaire reste un fléau aussi en Suisse.
Dans son postulat « Composter au lieu de javelliser ? », notre collègue Nathalie Jaccard s’offusque, à juste titre, des méthodes utilisées pour rendre les déchets alimentaires impropres à toute valorisation raisonnable. A l’heure où l’utilisation rationnelle des ressources est une préoccupation qui doit sous-tendre à toutes nos décisions, le gaspillage alimentaire doit être pris au sérieux et les avantages sociaux et environnementaux que peuvent apporter des solutions pragmatiques doivent aussi être considérés.

Des associations collaborent étroitement avec les distributeurs pour récupérer et redistribuer les invendus alimentaires en restant dans les limites imposées par le service vétérinaire cantonal. Ces limites sont alignées sur le « Guide des bonnes pratiques du don d’aliments à l’usage de la grande distribution et de l’industrie », publié par la FIAL (Fédération des Industries Alimentaires Suisses) et la SWISSCOFEL (Association Suisse du Commerce Fruits, Légumes et Pommes de terre). En particulier, cela limite la distribution de plat préparés ou de pâtisseries non emballées. Il n’est par exemple pas possible de collecter un gâteau d’un pâtissier artisanal en fin d’après-midi pour le distribuer le soir même.
Dans le canton de Genève, l’association Partage récolte les plats surgelés et les plats préparés non consommés en collaboration avec les cuisines des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) et le restaurant Eldora de l’ONU.
Il est donc légitime de se poser la question d’une récolte de telles catégories d’aliments dans le canton de Vaud. Il est clair qu’une telle récolte devrait être soumise à un respect strict de qualité dans les processus de travail, aussi bien du côté de l’association bénéficiaire que des restaurateurs, afin d’assurer l’hygiène des produits redistribués et la sécurité du consommateur final. Mais il faut aussi savoir garder un peu de bon sens qui semble de plus en plus se perdre dans ce secteur.

  • Le présent postulat demande au Conseil d’Etat
    d’étudier l’opportunité d’autoriser la redistribution de plats préparés non consommés par des organisations dont les processus de travail sont vérifiables et de qualité,
  • d’étudier l’opportunité de mettre dans le cycle de redistribution des produits dit « non redistribuables », selon le guide des bonnes pratiques, par des organisations dont les processus de travail sont vérifiables et de qualité,
  • d’étudier l’opportunité de donner des autorisations permanentes de dépassement de la date de durée de conservation minimale au-delà des 6 jours par type de produits, à des organisations dont les processus de travail sont vérifiables et de qualité,
  • d’harmoniser les pratiques avec les cantons voisins.

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