La révision de la loi sur les armes entraîne un débat passionné et émotionnel. Cette capacité de débat est l’une des forces de notre pays, à condition que cela se déroule dans le respect et la vérité. En parlant de vérité, il en est deux que je souhaiterais rétablir. Tout d’abord, je souhaite rappeler le lien entre la révision de la loi et l’appartenance à Schengen. En effet, ces dernières semaines, certains opposants ont laissé penser qu’il n’existait pas de lien entre cette révision et une possible exclusion de Schengen. Disons-le très clairement c’est faux. Le texte de l’accord est clair si un pays ne reprend pas les nouvelles dispositions l’accord expire automatiquement après six mois. Aucune des deux parties n’a besoin de le dénoncer pour cela. Dès lors, un refus de la loi engendrerait une exclusion de Schengen qui n’est souhaitable en rien et serait très problématique pour notre sécurité et pour le tourisme. La deuxième vérité que je souhaiterais rétablir concerne cette notion de « diktat » brandie à tort et à travers par les opposants. Elle est toute aussi fausse. En effet, la Suisse a participé à l’ensemble du processus de décision. Elle était dans les négociations et a notamment fait prendre en compte ces particularités telles que la tradition du tir ou du citoyen soldat. Ces éléments ont été entendus et sont respecté dans la nouvelle loi. Pour la sécurité de notre pays et la conservation de nos traditions, je vote oui à la loi sur les armes, je vote oui à Schengen-Dublin.

Lettre de lecteur parue le 15.05.2019 dans 24 Heures

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