Intervention durant la session extraordinaire

Notre pays s’est retrouvé pris dans cette tourmente et dans une situation sans précédent ou, du moins, sans précédent récent. Les mesures prises ont mis à mal un des piliers de notre société, les relations entre personnes. Limiter les rassemblements, les rencontres entre amis ou les visites à l’EMS a un impact fort sur notre façon de vivre ensemble, et cela risque de laisser des traces. Et je ne parle même pas des problèmes économiques.

Nous ne pouvons que saluer les actions du Conseil fédéral, qui a su prendre les mesures permettant de remplir deux objectifs essentiels: préserver le système de santé de tout débordement et protéger les plus vulnérables face à cette maladie considérée comme dévastatrice.

Evidemment que nous porterons un regard critique sur les décisions, non pas par facilité, mais dans le but de tirer les leçons des expériences faites. C’est pour cela et pour préparer l’avenir qu’il est grand temps que nos institutions politiques recommencent leur travail.

Nous avons souvent entendu, durant cette crise, au sujet des divers soutiens financiers: « Nous pouvons nous le permettre. » Mais une telle situation enviable n’est pas due au hasard. Elle résulte de la combinaison d’une politique budgétaire sérieuse, d’une économie forte, ouverte et libérale et d’un Etat n’intervenant que là où c’est vraiment nécessaire. C’est grâce à ces piliers de notre prospérité que notre économie pourra redémarrer après cet arrêt brutal. Même si des changements sont prévisibles et nécessaires, il ne faut pas oublier la recette de notre succès.

Nous pouvons donc regarder l’avenir avec confiance, et même si la peur est un réflexe souvent salvateur, nous savons tous qu’elle finit par être mauvaise conseillère. Il est grand temps de la laisser sur le bord du chemin.

Le prochain défi qui se présente à nous est une reprise rapide de nos activités économiques, culturelles et sociales, en gardant en tête qu’une crise trop profonde, provoquée par trop d’attentes, est aussi mauvaise pour l’état sanitaire de nos concitoyens. Et pour ce défi, l’innovation à tous les niveaux sera un atout: transformons nos expériences de ces dernières semaines en opportunités.

La base des aides est donnée par le Conseil fédéral, à nous de l’adapter pour limiter les faillites, pour éviter de laisser des habitants de notre pays sur le bord de la route et, pourquoi pas, pour améliorer un peu notre impact sur la nature.

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