Il est difficile voire douteux de mettre en relation le changement climatique et la crise du Covid-19, mais une chose est sûre: ignorer notre impact sur le climat et rester sans rien entreprendre aura des conséquences sur notre société et notre économie qui feront passer la crise du Covid-19 pour une « crisounette ».

Lors de la session d’hiver 2018, les Vert’libéraux étaient de ceux qui ont refusé le projet au vote final. Non pour couler un projet que nous appelons de nos voeux, mais bien parce que le projet sorti des débats de notre conseil avait été vidé de sa substance et ratait totalement sa cible.
Depuis ce rejet, beaucoup de choses se sont passées. Tout d’abord une prise de conscience qui a poussé le Conseil des Etats à revenir avec une proposition qui va dans la bonne direction. Puis, des élections qui ont démontré que la population est consciente de la situation et désire cette prise de conscience. Puis évidemment la crise du Covid-19 qui montre la fragilité de notre économie et de notre société dès qu’un grain de sable vient mettre un peu de désordre, mais qui a aussi démontré que nous étions capables de réagir avec force et ensemble quand le danger est immédiat.
Il est difficile voire douteux de mettre en relation le changement climatique et la crise du Covid-19, mais une chose est sûre: ignorer notre impact sur le climat et rester sans rien entreprendre aura des conséquences sur notre société et notre économie qui feront passer la crise du Covid-19 pour une « crisounette ». Notre plus gros problème ici est que la menace est trop lointaine ou diffuse pour assurer une prise de conscience immédiate, forte et majoritairement acceptée. C’est ici que la politique doit tenir son rôle, prévoir, inciter, donner une direction et convaincre la population que les mesures que nous prenons sont nécessaires et supportables.
L’objectif reste évidemment le respect de l’Accord de Paris sur le climat. Il est de plus en plus clair que nous devons atteindre le zéro émission nette de CO2 en 2050, voire mieux en 2040. Cette révision ne va pas assez loin et ne permettra pas d’atteindre cet objectif, mais c’est un premier pas que les Vert’libéraux saluent. Nous sommes convaincus que ce projet trouvera une majorité dans ce Parlement et sera accepté par la population. Cette acceptation nous permettra de continuer à avancer dans la bonne direction.
Pour la protection du climat et la transition énergétique, économie et société doivent travailler main dans la main, c’est le message que les Vert’libéraux portent depuis toujours. Cette révision est la base et le déclencheur d’opportunités pour notre économie. La Suisse a les moyens de devenir leader dans les technologies, les concepts et les produits nécessaires à cette transition.
Le soutien aux rénovations énergétiques des bâtiments permettra au domaine de la construction de développer des capacités innovantes. Le monde de la finance doit renforcer sa capacité concurrentielle dans le domaine des investissements responsables et durables. Inciter la production indigène d’énergie permet de garder les investissements en Suisse, d’augmenter notre sécurité énergétique et de développer des places de travail.
Evidemment que ce projet contient aussi des contraintes et des incitations qui peuvent paraître liberticides. Mais un changement de comportement ne peut se faire sans une combinaison d’outils.
Les Vert’libéraux vous invitent à entrer en matière et à tracer le chemin en direction du respect de l’accord de Paris. Il en va de l’avenir de notre société, de notre économie et de notre niveau de vie.

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